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Mardi 29 août 2006

Quelle ingratitude ! quelle tristesse...

Corinne Lepage, ancienne tête de liste UDF-Cap 21 aux régionales de 2004 à Paris, avec qui un bon travail avait été réalisé en confiance sur les sujets des transports, des déchets et de l'urbanisation au niveau de la Région Ile de France, n'a pas manqué sa rentrée politique. Voir politicienne.

Invitée aux Université d'Eté des Verts en compagnies de Nicolas Hulot, elle y a en effet notamment déclaré :  «Je ne suis pas mariée avec la droite, j'ai fait un bout de chemin avec l'UDF, qui n'a pas tenu ses engagements». 

Sans vouloir polémiquer avec une femme au combat par ailleurs juste et courageux, j'ai du mal à saisir quel engagement l'UDF aurait pu ne pas tenir à son endroit, compte tenu de notre absence au pouvoir national, régional ou municipal depuis 2004...et ce d'autant que notre engagement environnemental n'a jamais cédé d'un pouce depuis lors. Faut-il rappeler qu'à l'époque, ce n'était pas les chiites qu'elles appelait "Ayatollahs", mais bien les Verts de la majorité municipale de Paris! et que nous avions été un peu interloqués par son agressivité vis-à-vis d'autres écologistes...

Si je souhaite "bon vent" à Corinne, je tiens également à souligner que Nicolas Hulot sera présent aux Université d'été de l'UDF à la Grande Motte du 31 août au 3 septembre 2006, a priori sans esprit partisan, et uniquement pour faire avancer ses idées auprès d'interlocuteurs à l'écoute et plus que sensibilisés à la question environnementale.

par Antonin Prade publié dans : Politique
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Mardi 8 août 2006

On a beau vivre dans le Centre de Paris dans un environnement privilégié, libre et cosmopolite, on a beau croire qu'on a réussi à construire dans le Marais une poche de tolérance quasi-unique, certains faits divers tragiques nous ramènent péniblement à la réalité : c'est aujourd'hui un jeune homme qui est dans le coma à Paris (voir article du Figaro ci-dessous), c'était hier un homme transformé en torche humaine dans son jardin et un autre encore passé à tabac à Marseille dans une "chasse aux pédés" en 2004.

Ce sont également, tous les jours, des mots qui blessent, qui entérinent la différence et qui légitiment la violence gratuite. A titre d'exemple, si l'action politique du maire de Paris, Bertrand Delanoé, est à bien des égards hautement contestable, on ne peut qu'être frappé par le déchaînement verbal écoeurant que son homosexualité affichée déclenche systématiquement.

Les libertés individuelles ne sont jamais définitivement acquises ; seules une large solidarité sans faille et l'enseigment sans répit de la tolérance peuvent les entériner. Et c'est un travail de longue haleine.

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L'agression d'un jeune homosexuel traumatise le Marais - Le Figaro, 7 août 2006

Retrouvé inconscient dans un parc de Vitry-sur-Seine, Bruno Wiel est dans le coma depuis dix-sept jours.

LA COMMUNAUTÉ homosexuelle du quartier du Marais, à Paris, est bouleversée depuis la découverte, le 21 juillet dernier dans un bosquet du parc des Lilas de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), du corps tuméfié de Bruno Wiel. Ce comptable de 28 ans avait été vu pour la dernière fois au Banana Café, boîte gay parisienne, dans la nuit du 19 au 20 juillet. Il n'est sans doute jamais rentré à son domicile du XIVe arrondissement et a été retrouvé par des promeneurs plus de 24 heures plus tard, entièrement dénudé, à demi-conscient, grièvement blessé. Admis à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, plongé dans un coma artificiel, le jeune homme souffre de graves traumatismes crânien et thoracique. Le pronostic médical est réservé.

Au Banana Café, où l'appel à témoins a été placardé sur la façade, Sébastien Groud, le directeur, «n'en dort plus depuis quinze jours». Il connaissait la victime, un habitué qu'il décrit comme un garçon «très gentil, discret, voire timide». «Les médecins ont affirmé qu'il a été torturé, brûlé, et que ses agresseurs ont pris sa tête pour un ballon de foot», dit-il, «profondément écoeuré». À ses yeux, le crime homophobe ne fait pas de doute : «Bruno n'avait jamais d'argent sur lui, pas de Carte bleue.»

La police judiciaire, chargée de l'enquête, se veut prudente et souligne qu'un homosexuel agressé «ne signifie pas forcément agression homophobe». L'appel à témoins a été lancé pour reconstituer l'emploi du temps de la victime. Le soir du 19 juillet, les videurs du Banana Café l'auraient vu arriver légèrement éméché, accompagné de deux hommes avec qui il serait reparti au petit matin.

D'après un enquêteur, Bruno Wiel, «qui connaissait beaucoup de monde dans ces établissements du Marais», ne se sentait pas menacé. Il surfait volontiers sur les sites Web de rencontres. Foued, habitué du Banana Café, estime que les homosexuels, qui donnent volontiers des rendez-vous à des inconnus, «se mettent souvent en danger».

Jean-Phi, le DJ, se plaint quant à lui d'une recrudescence d'homophobie dans le quartier. «Les insultes pleuvent ouvertement, dit-il, et il y a même des jeunes qui viennent casser de l'homo à la sortie de boîtes.»

par Antonin Prade publié dans : Paris
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Jeudi 3 août 2006

 

La 1ère circonscription de Paris, qui regroupe les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements et compte environ 50 000 électeurs présente des caractéristiques politiques et sociologiques susceptibles de favoriser une implantation de l'UDF autonome et de ses idées aux prochaines élections présidentielles, législatives et municipales. A la condition de présenter des candidats incarnant le renouvellement et l'autonomie et de tenir un discours progressiste, lisible et honnête...L’originalité de l’UDF, fondée sur l’indépendance et l’honnêteté, la volonté de rénover les institutions et la vie politique françaises ainsi que sur son engagement européen historique, devrait trouver à moyen terme une résonance particulière dans une circonscription telle que la 1ère de Paris. On trouve en effet dans ces quartiers en effet une combinaison quasi-unique de populations aisées d’un niveau éducatif et culturel élevé, de communautés relativement homogènes et de classes moyennes actuellement fragilisées. Si ces quartiers constituent objectivement une bulle privilégiée, ses habitants y sont cependant très ouverts aux problèmes du reste de la France. Certains habitants y font également partie de classes moyennes actuellement fragilisées par le chômage, la dégradation du pouvoir d’achat et la crise du logement. Enfin, les citoyens du centre de Paris sont aisés mais solidaires, communautaristes mais cosmopolites, avant-gardistes sur certains sujets (mœurs, environnement) mais conformistes dans leur mode de vie.

Comme dans le reste de la ville et dans les autres grandes villes de France, les électeurs du centre ont parfois été à contre-courant des vagues électorales nationales, comme aux municipales de 2001 (3 arrondissements sur 4 passés ou restés à gauche), aux présidentielles (Lionel Jospin en tête, Le Pen à moins de 5%) et aux législatives de 2002 (élection de Martines Billard, la candidate des Verts soutenue par le PS). Au référendum de 2005, le « oui » y a recueilli plus de 70% des voix. En conséquence, le Centre de Paris semble le terreau idéal pour un vote « progressiste », mais différent du vote socialiste.

Bien qu’ayant brillé par son absence depuis 2002, Martine Billard devrait se représenter en 2007 sous les couleurs des Verts et PS. Elle devrait cependant moins bénéficier de la dynamique « Verte », nettement moins forte dans ces quartiers qu’en 2001-2002. Il est par ailleurs possible qu’un candidat socialiste dissident se présente, ce qui réduirait son socle de voix. A droite, il est vraisemblable que les électeurs de la 1ère circonscription soient peu séduits par le discours sécuritaire que l’UMP devrait adopter en 2007, surtout si Nicolas Sarkozy est son candidat.

En conséquence, la qualification pour le 2ème tour avec un minimum de 12.5% des suffrages exprimés, est clairement accessible, en particulier au vu des résultats historiques de l’UDF présentés ci-dessous.  Au deuxième tour, la maximisation du potentiel de voix ainsi qu'une dispersion des voix à gauche sont les conditions d’une victoire surprise envisageable dans le cadre d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire.

1.      Résultats moyens de l’UDF aux 1ers tours de scrutin dans les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements de Paris depuis 2002  

 

 2.Détail des résultats par arrondissement

 Européennes 2004 (Liste UDF conduite par Marielle de Sarnez) :

1er arrondissement : 13,47%

2ème arrondissement : 13,27%

3ème arrondissement :  12,75%    

4ème arrondissement :   13,23%

 1er tour Régionales 2004 (Liste UDF conduite par André Santini) :

1er arrondissement :             16,99% 

2ème arrondissement :          15,81%    

3ème arrondissement :          15,34% 

4ème arrondissement :         16,51%

Législatives 2002 (Patrick Lozes) :   

1ère circonscription :             6,7% (pas de détail disponible)

 1er tour Présidentielle 2002 (François Bayrou) : 

1er arrondissement :             7,6%

2ème arrondissement :          7,8% 

3ème arrondissement :          7,4% 

4ème arrondissement :          7,8%

 3.      Résultats du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen dans les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements de Paris  (score du Oui) :

1er arrondissement :             72,41%

2ème arrondissement :          71,59%

3ème arrondissement :          72,38% 

4ème arrondissement :          71,29% 

par Antonin Prade publié dans : Paris
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