Pourquoi l'UDF?

Publié le par Antonin Prade

Mon engagement à l’UDF est motivé par un constat personnel ancien et lucide sur l’état de la France qui rejoint les prises de position publique de notre mouvement au cours des dernières années. Malgré les discours lénifiants et l’apathie environnante, je considère en effet que la France est dans une situation économique et sociale critique, en voie de décrochage par rapport à la marche du monde et des autres pays européens. Au-delà du sentiment général et des indicateurs économiques, ce constat a été étayé par des expériences personnelles au cours de voyages ou de rencontres.

Il semble aujourd’hui que le modèle social et étatique français, en faillite virtuelle, représente désormais un frein au développement de notre pays et de notre société, tout en ne remplissant pas, ou mal, ses missions de service du public, de redistribution et d’assistance aux plus faibles. C’est également un fardeau que nous imposons aux générations futures. Ce modèle a, au mieux, un impact neutre sur les inégalités criantes du pays, c’est, au pire, un facteur d’injustice sociale. Ces constats me rendent triste pour mon pays, et amer face à l’impuissance patente et durable, sauf dans les paroles, des équipes au pouvoir depuis plusieurs décennies.

Dans ce contexte de crise économique, sociale et morale, qui est aussi et surtout une crise la représentation politique en France, quand le sentiment d’impasse est si répandu dans de nombreux esprits, il est à mon sens vital et sain que des citoyens prennent leurs responsabilités et s’engagent personnellement pour tisser à nouveau le lien distendu de la démocratie. Or, il semble aujourd’hui que, grâce à l’intransigeance de son positionnement depuis bientôt 4 ans, l’UDF dispose de la capacité, et donc de l’obligation historique, de répondre au malaise de la Nation, en particulier en offrant la possibilité à une nouvelle génération de citoyens désintéressés et pragmatiques de se dévouer pour servir nos concitoyens. Pour moi, et pour beaucoup de citoyens de ma génération, il n’existe pas de vaches sacrées qui ne puissent être abattues quand le peuple a faim. Il n’y a pas de bonne réforme, même douloureuse pour certaines  catégories, qui ne puisse être acceptée par une majorité de gens de bonne volonté, si elle est expliquée avec un langage de vérité et si elle est portée par des femmes et des hommes honnêtes inspirant la confiance. Dans un contexte d’échec répété des deux principaux partis de gouvernements, c’est au sein d’une UDF autonome et intransigeante que ce langage de vérité est aujourd’hui tenu ; c’est au sein de l’UDF que ces femmes et ces hommes sont appelés à émerger.

 

 

Publié dans UDF

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