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Politique

Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 15:12

Quelle ingratitude ! quelle tristesse...

Corinne Lepage, ancienne tête de liste UDF-Cap 21 aux régionales de 2004 à Paris, avec qui un bon travail avait été réalisé en confiance sur les sujets des transports, des déchets et de l'urbanisation au niveau de la Région Ile de France, n'a pas manqué sa rentrée politique. Voir politicienne.

Invitée aux Université d'Eté des Verts en compagnies de Nicolas Hulot, elle y a en effet notamment déclaré :  «Je ne suis pas mariée avec la droite, j'ai fait un bout de chemin avec l'UDF, qui n'a pas tenu ses engagements». 

Sans vouloir polémiquer avec une femme au combat par ailleurs juste et courageux, j'ai du mal à saisir quel engagement l'UDF aurait pu ne pas tenir à son endroit, compte tenu de notre absence au pouvoir national, régional ou municipal depuis 2004...et ce d'autant que notre engagement environnemental n'a jamais cédé d'un pouce depuis lors. Faut-il rappeler qu'à l'époque, ce n'était pas les chiites qu'elles appelait "Ayatollahs", mais bien les Verts de la majorité municipale de Paris! et que nous avions été un peu interloqués par son agressivité vis-à-vis d'autres écologistes...

Si je souhaite "bon vent" à Corinne, je tiens également à souligner que Nicolas Hulot sera présent aux Université d'été de l'UDF à la Grande Motte du 31 août au 3 septembre 2006, a priori sans esprit partisan, et uniquement pour faire avancer ses idées auprès d'interlocuteurs à l'écoute et plus que sensibilisés à la question environnementale.

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 11:13

Plusieurs fois au cours des dernières semaines, François Bayrou a fustigé les grands médias, propriétés instrumentalisées de grands groupes industriels vivant des commandes d'Etat, accusées de favoriser les "grands candidats", soit a priori Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, susceptibles de l'emporter en 2007.

Si l'on peut y avoir un commentaire récurrent des petits candidats à chaque élection présidentielle sur des chaînes de télévision et des journaux qui les mépriseraient, il s'agit cependant d'approfondir et de nuancer cette analyse et notamment de différencier la promotion de Nicolas Sarkozy de la médiatisation du phénomène, voire du produit "marketing" Ségolène Royal en notant en particulier :

- la forte présence de Nicolas Sarkozy sur TF1 (le 20 h le plus regardé d'Europe) et LCI (la chaîne d'information de référence en France), gênante si l'on considère les liens du susdit avec la famille Bouygues, propriétaire des 2 chaînes,

- le matraquage visuel sur Sarkozy du Point (propriété d'Artémis, la holding de la famille Pinault), du Figaro (propriété de la Socpress et de la famille Dassault)...

- la fameuse suppression du sondage favorable à Ségolène Royal face à Sarkozy sur les questions économiques dans la Tribune, quotidien économique, propriété du groupe LVMH.

-la création et l'entretien à outrance du phénomène Ségolène Royal par des médias tels que le Nouvel Observateur, Mariane, VSD, Le Monde, Le Parisien / Aujourd'hui en France, Le Journal du Dimanche, etc.

S'il existe, le soutien affiché des médias à nos deux candidats revêt des formes très différentes, sous-tendues par des motivations également très différentes, qui viennent tempérer l'approche de François Bayrou :

- comme dans toutes démocraties du monde, les médias français sont politiquement orientés : rien de nouveau à dire que le Figaro et la presse économique sont plutôt libéraux et de droite, que TF1 se veut populaire et conservateur, que le Nouvel Observateur est "gauche caviar" et Mariane "gaucho-républicain" : à quelques mois d'une élection où le clivage droite-gauche devrait être assez marqué, rien d'étonnant à ce que les partis-pris s'affirment tôt

- il existe en France un parti des entreprises, plus qu'un parti des patrons, d'ailleurs, qui réclame une politique "pro-business". Ne pouvant comme aux Etats-Unis financer des candidats, ce parti use du lobbying et des médias détenus par les entreprises. Rien d'étonnant à ce que Nicolas Sarkozy, ouvertment libéral, soit soutenu par ce camp-là. De là à y voir un lien avec les commandes publiques, il y a un saut qui relève, sans preuve, du procès d'intention : si Bayrou ou Le Pen parviennent à l'Elysée, Bouygues, Vinci et Véolia auront toujours des commandes de l'Etat...

- d'après un sondage réalisé en 2005, 94% des journalistes se disent "de gauche". Si l'on isole les journalistes économiques, il reste Franz-Olivier Gisbert et Jacques Imbert...Il ne faut pas négliger la capacité de résistance et d'indépendance de journalistes à un groupe industriel propriétaire qui tenterait d'imposer sa ligne éditoriale et soutenir un candidat.

En conclusion, si certains partis-pris médiatiques sont scandaleux quand ils biaisent la réalité à des fins partisanes, on peut surtout constater que le monde des médias français s'apparente d'avantage au star-system des Etats-Unis qu'à la connivence russe : les médias font la promotion des personnages politiques qui font vendre du papier ou des minutes de publicité au bon peuple. Et malheureusement (à mon sens), Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, par leur positionnement marketing très tranché, font mieux vendre que François Bayrou, au positionnement politique plus nuancé et plus complexe.

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 16:55

Un coup de gueule en passant à propos de l'usage de la redevance télévisuelle

Cet impôt non progressif, censé financer le service public de télévision, à savoir France 2, France 3, France 5, entre autres, pourrait à mon sens avoir un autre objectif que le financement de l'industrie de divertissement américaine.

Passe encore que la redevance finance les programmes sportifs populaires, tel le Tour de France, Roland Garros et la Coupe de la Ligue, qui pourraient être retransmis sur des châines privées...(la question de l'existence d'une spécificité du service publique dans la rediffusion d'évenements sportifs restant cependant à démontrer), mais je suis littéralement tombé de mon siège dimanche dernier quand j'ai vu une annonce des programmes du soir de France 2, à savoir :

- à 20h45 : 2 épisodes de FBI, Portés disparus, une série faisant l'apologie des fonctionnaires de police fédéraux des Etats-Unis (étonnant, sur une chaîne française)

- à 22h25 : un épisode d'Urgences, une série faisant l'apologie de la fonction publique hospitalière de l'hôpital de Chicago

- à minuit : New York 911, une série faisant l'apologie des fonctionnaires de police de la Ville de New York.

N'en jetez plus, heureusement, le journal de la nuit était présenté en français.

Qu'on se comprenne bien, l'industrie cinématographique US a un savoir-faire indéniable pour les séries et en abreuve les télévisions du monde entier. 24, Lost ou Rome sont des bijoux d'inventivité. Mais ces séries, dont l'équivalent est diffusé sur des chaînes privées, sont-elles indispensables au service public? En fin de compte, le produit de ma redevance télévisuelle ne pourrait-il pas servir à payer de vrais fonctionnaires de police ou de vraies infirmières, mais en France... 

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 10:22

Quelques réflexions en vrac sur la cocotte-minute des banlieues :

- ce n'est visiblement qu'une question de temps, ou d'une bavure, ou d'un accident, avant que ça ne reparte comme l'année dernière. Voir la note des RG sur la situation en Ile de France : toutes les conditions ayant amené aux émeutes de 2005 sont réunies, il ne manque que l'étincelle

- malgré quelques excès dus à une mauvaise formation, malgré un manque certain de psychologie dans certaines situations où il faudrait mieux laisser couler, les policiers qui opèrent dans les banlieues sensibles sont des héros quotidiens, qu'il convient de saluer : pas ou peu de bavures, même quand ils sont directement attaqués et piégés à 30 contre 3. Ce sont des jeunes gens, généralement issus des milieux populaires, qui sont directement confrontés à la misère sociale et à la déliquescence civique

- pourquoi y a-t-il d'avantage d'accrochages et de violences entre jeunes et policiers depuis 2002...2 réponses possibles : soit les policiers sont devenus des cow-boys provocateurs, agressifs et racistes depuis l'arrivée de Sarkozy au Ministère de l'Intérieur, soit les policiers sont revenus sur des territoires où ils n'évoluaient plus et ont dérangé un certain nombre de petits trafics et une impunité extra-républicaine. J'ai plus tendance à croire à la 2ème explication, même si ce n'est pas bien-pensant et que ça va plutôt dans le sens de la politique du ministre de l'Intérieur (bouh!)

- pourquoi un tel sentiment d'impunité, en particulier chez les mineurs? elle est à mon sens due à la démission des parents (qui a vu ou entendu des parents de jeunes émeutiers s'élever contre leur violence?), de la justice (ouh la la! les juges du Tribunal de Bobigny et le CSM vont encore dire qu'on attaque l'indépendance de la Justice), de l'Education Nationale (et attention, pas des profs pris individuellement, qui sont, eux, au front, mais sans soutien aucun quand il s'agit de punir, voire d'exclure). Un petit mot au passage sur le rôle de la presse qui, sous prétexte d'une couverture neutre du phénomène, met sur le même plan les forces de l'ordre et les émeutiers et toute action violente contre les biens et les personnes comme l'expression quasi-légitime d'un mal-être social

- on sous-estime la dimension raciale du problème, et en particulier la place des jeunes Africains de la dernière génération d'arrivants, qui ont le moins de repère et vivent dans une crise de l'autorité parentale et éducative permanente. Et s'il y a problème ethnique, il peut y avoir solution ethnique, c'est -à-dire de la discrimination positive ou des relais communautaires.

- il faut arrêter avec la condamnation du tout-répressif qui serait imposée par Sarkozy, même si c'est politiquement correct : tout d'abord, c'est faux, de grands programmes de rénovation urbaine sont engagés, les mairies continuent à "faire du social" ; ensuite, les émeutiers ont brûlé des gymnases, des crêches, des bus...

Mais rassurons-nous, le problème des banlieues, sous cette forme en tout cas, finira par se tasser, de lui-même d'ici quelques années, par un repli communautaire et un abandon du reste de la France...

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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 12:21

En réponse à Jean-Luc, qui me demande de développer ma dernière phrase, je dirais que la violence gratuite, parfois ludique, mais relevant essentiellement de la petite délinquance organisée manipulant des gamins sans valeurs ni repère, ne se poursuivra pas éternellement et ne se transformera pas en Intifada française, car il n'y a pas oppression des forces armées ni sous-jacent religieux ou idéologique

En ce sens, les émeutes sociales et raciales françaises ressemblent beaucoup aux émeutes connues par les Etats-Unis et en particulier la Californie au début des années 1990. Ces mouvements de violence ont fini par se tarir, sous l'impulsion de deux phénomènes : l'embourgeoisement d'une certaine frange des communautés et le repli communautaire

En France, 2 évolutions sont à mon sens possibles :

1. une sortie de crise par le haut, c'est-à-dire en gros par le développement économique partagé, avec multiplication des boulots en particulier attribués en priorité aux jeunes de ces cités, ainsi qu'avec la réintroduction de valeurs au niveau de la famille, des quartiers (ou sont les collectifs de voisins faisant le tampon entre flics et jeunes dans ces quartiers?) et de l'Ecole : on note que dans ce cas de figure, on ne fera pas l'économie de pôles-communautaires relais s'inscrivant dans le cadre républicain

2. une ghettoisation choisie et acceptée :  l'abandon par la police de ces quartiers aux petites bandes et aux petits trafics, qui y feront régner un semblant d'ordre et une paix sociale achetée à coup de subventions publiques

Partis comme on est, efficace et courageux comme l'est notre personnel politique, on se dirige gentiment vers la 2ème solution, ce qui expliquait la dernière phrase de mon article...

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 16:52

Agenda 2007 que faire ?Je lis actuellement "Que faire? Agenda 2007" du grand déclinologue en chef Nicolas Baverez, ouvrage faisant suite au désormais fameux "La France qui tombe".

Ai-je pensé à tout ça avant lui (j'aurais bien aimé) ? Ou bien ma réflexion est-elle finalement le produit des régulières sorties médiatiques des "déclinologues" dont Baverez fait partie?

Qu'importe finalement, car il a pondu le livre que j'aurais aimé écrire et envoyer à chaque candidat à la présidentielle, voire à chaque électeur français.

Il va sans dire que je recommande chaudement la lecture de l'ouvrage et désolé pour le manque de nuances de ce message...

PS : Merci également à Eric Le Boucher pour ses hyperlucides chroniques économiques dans le Monde du week-end, notamment la dernière datant du dimanche 22 et lundi 23 octobre 

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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 16:37

J'apporte à votre attention une analyse très pertinente, et surtout non passionnée, de la question des jurys citoyens, proposés par Ségolène Royal pour reserrer le lien entre citoyens et élus...

Bonne lecture

http://www.telos-eu.com/2006/10/le_citoyen_lexpert_et_la_pisci.php/?utm_source=telos&utm_medium=email&utm_campaign=notification

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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /2006 11:50

Encore un bien triste week-end français, où les informations du matin nous tiennent au courant des lamentables événements de la veille...

Samedi matin, deux bus incendiés en Ile de France,

Dimanche matin, une étudiante brûlée dans un bus à Marseille,

Lundi matin, 40 voitures et des jets de pierres sur des pompiers à Lyon, et un pompier amputé de deux doigts au cours d'un match de football à Nice.

Chronique de la violence ordinaire, dans la France de 2006.

A part ça, il semble que la dénonciation, à chaque exaction dans les banlieues, par certains responsables politiques, de l'action du ministre de l'Intérieur ne fait que légitimer le comportement stupide et borné de petits délinquants persuadés de mener une guérilla anti-Sarkozy. Le sujet est tellement grave qu'il devrait au contraire y avoir soutien unanime de la classe politique, non pas à Sarkozy dont la politique est par définition contestable, mais aux fonctionnaires de police et aux pompiers qui font (bien) leur boulot dans des situations particulièrement difficiles.

La politique de la sécurité, c'est trop important pour ne pas être discuté calmement, sans instrumentaliser ni les faits divers, ni la détresse des gens. Et ça tombe bien, il y a une élection d'ici quelques mois qui permettra de mettre tous les sujets sur la table. A bon entendeur...

Note : Chirac a appelé les parents de la jeune femme brûlée dans l'autobus. Respectable initiative de la part d'un homme aux abonnés absents sur la scène intérieure depuis plus d'un an et dont on doutait qu'il osat se remontrer après le documentaire de France 2 la semaine dernière sur sa glorieuse carrière...

 

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 18:09

A 6 mois des présidentielles, et quel que soit son vainqueur, les membres des cabinets ministériels de l'actuel gouvernement Villepin sont bien peu certains de conserver leur boulot en juin 2007, que le nouveau président s'appelle Royal, Sarkozy ou Bayrou...

D'après le Figaro, cette population d'environ 700 personnes, originaire de grands corps pour la plupart, commence déjà à s'agiter pour trouver pour se trouver une situation et pas un placard.

Cette situation appelle plusieurs remarques sur le mauvais fonctionnement de nos institutions :

- les gens qui cherchent un nouveau boulot ne sont généralement pas au taquet dans leur futur ex-poste : de fait, la tête de l'Exécutif et de l'administration tournera au ralenti dans les 6 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle, quoiqu'en ait récemment dit un président qui n'a heureusement plus que l'allocution du 31 décembre 2006 à nous imposer,

- les ministres eux-mêmes partageront leur temps entre la campagne électorale à venir et le placement de leurs poulains, qui au tour extérieur des grands corps, qui dans divers organismes publics satellites inutiles ou bien où les "placés" seront inutiles,

- les fonctionnaires de statut ont comme but de ne pas être placardisés dans leur corps d'origine, tandis que les collaborateurs venant du privé n'ont aucun filet de sécurité, ce qui n'est ni choquant ni grave vu le haut niveau de diplômes, mais qui constitue une inégalité de fait ainsi qu'un biais en faveur des hauts fonctionnaires en défaveur des compétences provenant du privé ou de la société civile.

Heureusement, le Premier Ministre, pour pallier cette insoutenable précarité, a eu la géniale initiative de mettre en place "une cellule d'« outplacement », avec chasseur de têtes, pour les membres du cabinet du premier ministre, un système inédit, faisant « baver d'envie », selon l'expression d'un collaborateur de l'Éducation, tous les membres des autres cabinets."

Nous voilà donc rassurés, puisque dans un pays où 2 millions de personnes recherchent du travail, 2 millions de personnes ont arrêté d'en chercher, où l'Etat dépense 20% deplus qu'il ne gagne et où la dette atteint le niveau que l'on sait, Matignon trouve encore de l'argent pour cette priorité incontestable qu'est le placement de ses collaborateurs à 6 mois de la fin de leur CDD.

On croit rêver, mais en fait, non. 

PS : si un député UDF pouvait prochainement soulever la question du financement et du niveau de priorité de cette mesure à l'Assemblée Nationale, j'en serais fort aise

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /2006 12:48

Jacques Attali, déclare ce matin dans le Parisien à propos des 500 signatures de Le Pen : 

"Dans un cas, il n'est pas candidat et fera élire le candidat de la gauche. Dans l'autre, il est candidat et, de ce fait, il fera élire le candidat de gauche. Aujourd'hui, la gauche est élue, car la droite se suicide."

C'est intéressant ce qu'il dit, Jacques Attali, parce que c'était exactement le même cas de figure en avril 2002, avec le résultat que l'on sait. Tout ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que les jeux sont très ouverts pour 2007.

En réalité, le procédé qui consiste à lancer dès aujourd'hui un pronostic catégorique est sans risque car il sera oublié si les urnes ne lui donnent pas raison et visionnaire dans le cas inverse. En revanche, c'est sûr qu'il permet de s'affranchir d'une vraie réflexion sur l'état de la France. Et l'on note que les politiciens partie prenante de l'alternance mécanique, décrite et combattue par l'UDF, ne font même plus semblant de la camoufler et l'attendent tranquillement, avec les postes qui vont avec.

PS : en ce qui concerne Le Pen, je trouve inadmissible qu'il soit invité par RMC comme "animateur". En ce qui me concerne, je boycotterait désormais cette onde.

Par Antonin Prade - Publié dans : Politique
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