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Paris

Samedi 8 janvier 2005 6 08 /01 /2005 17:55

Mon nom est Antonin Prade,

Je suis natif de Paris, résident du 4ème arrondissement, marié et père d’un petit garçon. J’aurai 30 ans en juin 2007, quand j'espère briguer les suffrages de mes concitoyens du centre de Paris aux législatives, sous les couleurs de l'UDF.

Au cours de mes études en sciences politiques et économiques, j’ai constamment cherché, par des stages et des échanges à l’étranger ou par des travaux associatifs (association Fleur de Bitume, apportant de l’assistance scolaire dans des quartiers défavorisés), à m’ouvrir sur le monde, à entendre et à comprendre les hommes et les idées. J’ai également cherché à analyser et critiquer les pensées toutes faites et à développer mes propres idées, toujours avec un souci d’indépendance et d’honnêteté intellectuelle.

A l’issue de mes études, j’ai choisi de travailler dans un cabinet de conseil en stratégie d’entreprise, où j’ai pu affiner mes compétences économiques en appréhendant les problématiques de grandes entreprises françaises, dans le secteur de la banque, des assurances, de la sidérurgie ou des transports. J’ai ensuite rejoint une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations spécialisée dans l’immobilier public. Au sein de cette entité, j’ai eu l’opportunité de travailler sur des sujets au carrefour de l’économie, des questions sociales, de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et des finances publiques. J’ai ainsi travaillé sur la répartition du patrimoine immobilier ferroviaire entre la SNCF et RFF, des Partenariats Public-Privé ou la création de logements sur d’anciens terrains industriels. Ces missions de conseil m’ont amené à aborder des thèmes aussi « politiques » que la compétitivité des territoires, le financement des infrastructures publiques ou encore la question du logement à Paris et en Ile-de-France.

Enfin, je me suis tout récemment associé à la création d’une jeune entreprise, dans le même secteur. Cette aventure me permet de mesurer les efforts qu’il reste à faire aux pouvoirs publics pour encourager le dynamisme des entrepreneurs et, par voie de conséquence, accroître la richesse globale de la Nation.

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Dimanche 8 mai 2005 7 08 /05 /2005 10:58

Récit d'une expérience de tractage pour le Traité Européen et pour l'UDF  devant le Monoprix  de la rue Saint Antoine (Paris IVème), samedi dernier.

Panorama des forces en présence :

Les communistes, défenseurs du "non" arrivent tôt (avant 11 heures) et partent tôt. Ils prônent un non de gauche et attaquent bille en tête sur je ne sais plus quel article du traité, scandaleusement libéral. C'est sans doute le Traité de Rome qui les a choqués, mais à l'époque, engoncés dans leur glacis soviétique, ils ne l'avaient pas vu passer. A l'époque, les services publics étaient par ailleurs un concept bourgeois destiné à empêcher les masses de déclencher la révolution. Tourné vers un avenir plein de promesses, j'abandonne l'idée d'engager le débat avec ces gars-là, noyés dans leur impasse historique.

Les socialistes, partisans du "oui" arrivent plus tard, et en nombre (à 4 et avec des trétaux). Les filles sont assez sympas, les barbus, plus distants. Ils me chambrent en disant qu'on ne voit pas beaucoup l'UDF sur le terrain. Difficile de les contredire. Je suis un instant tenté d'aller au métro Saint Paul, histoire de mieux ratisser le terrain avec ces alliés objectifs, mais j'apprends qu'ils ont déjà un stand là-bas et décide de rester. En plus de leur tract explicant le traité, ils invitent les passants à un meeting avec Julien Dray le 21 avril. Je leur dis que Dray ne fait pas rêver les foules et qu'ils auraient pu choisir une autre date. Ca ne les fait pas rire.

Les Verts, dont on ne sait pas trop s'ils défendent le oui ou le non, débarquent vers midi pour distribuer une sorte de journal local où il est très peu fait mention du référendum, mais beaucoup de ce que fait Baupin à Paris. Visiblement, ceux-là sont déjà en campagne municipale. 

De militants UMP, censés défendre le "oui" sincère de leur Président de la République, pas trace. Je discute un instant avec un militant UMP du centre, ex-RPR, gaulliste et fan de Séguin. Il est contre le Traité Européen et chambre les socialistes qui sont pour. Il m'explique que, si les cadres de l'UMP sont pour le Traité, la base oscille entre l'indifférence et l'hostilité. Exaspérés, les militants UMP souhaitent surtout nuire à Chirac et à Raffarin. Bref, d'après cette expérience limitée, si le oui passe, ça sera grâce à 55% du PS et à l'UDF (quoique...).

Une impression des passants, mais néanmoins citoyens :

Les passants sont plutôt impavides et peu de discussions s'engagent. Beaucoup refusent le tract mais, de façon moins agressive que pour les élections régionales de 2004, peut-être parce que je défend ici une idée et pas des hommes? Sinon, les partisans du "non" recontrés sont ancrés dans leur choix ; ils refusent de parler, et a fortiori de prendre le tract que je leur tend. Peut-être sont-ils si peu sûrs de leur choix et refusent une discussion qui pourrait les ébranler dans une  conviction hexogène? En tout cas, à part pour un ou deux, leur "non" n'est pas très constructif et ressemble à un coup de gueule un peu rageur, un peu aigri.Plusieurs personnes me disent voter "oui" et m'assurent de leur soutien. En règle générale, j'ai l'impression que la présence sur le terrain de militants du oui, prêts à discuter ouvertement, sans donner de leçons, mais avec leur sourire et leur enthousiasme à offrir, affaiblit l'idée reçue d'experts arrogants et lointains, éloignés des préoccupations du citoyen lambda.

PS : le "spot" ultime de tractage, repéré samedi : l'escalator de la porte Lescaut, aux Halles, qui draine une population, jeune, venant de toute l'Ile de France, et peu politisée. C'est là que se trouvent les réservoirs d'indécis à conquérir... 

 

 

 

 

 

 

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /2005 17:47

A la suite des terribles incendies qui ont ravagé, fin août 2005, les immeubles du boulevard Vincent Auriol, dans le 13ème arrondissement, et de la rue du Roi Doré, dans le 3ème, tous deux occupés par des familles africaines aujourd’hui endeuillées, Betrand Delanoé a, dans une tribune dans le journal Le Monde du 31 août , déploré ces drames et exigé une mobilisation de chacun pour résoudre les problèmes de logement des plus démunis à Paris et en Ile-de-France

Loin de nous l’idée de remettre en cause la sincérité de son émotion, mais dans le cas particulier de l’immeuble du 3ème arrondissement, propriété de la Ville de Paris, via la SIEMP, celle-ci aurait été crédibilisée par un mea culpa de sae part, que les familles des victimes ainsi que les citoyens parisiens sont en droit d’attendre, et attendent toujours. 

 

En effet, nous avons pu constater que la Ville de Paris avait laissé vivre pendant plusieurs mois des familles africaines dans un immeuble insalubre et sans eau courante, à l’installation électrique bricolée, aux cuisines de fortune et donc vulnérable aux incendies. Par ailleurs, tout laisse à penser que cette situation n’aurait pas évolué avant de nombreux mois. Dans ces circonstances-là, on a la dignité de ne pas évoquer les « délais légaux » ou le calendrier des travaux comme des excuses à son inaction. 

Nous avons également appris que le propriétaire originel de l’immeuble, squatté dès 1999, en avait été exproprié en septembre 2004, sur demande de la mairie car il n’avait pas rempli ses obligations de travaux et d’entretien dans un immeuble… où il n’avait pas pu pénétrer en 5 ans, malgré plusieurs décisions de justice en sa faveur. Dans ces circonstances-là, on a la décence de ne pas dénoncer « les décennies d’inaction et d’indifférence ». 

Lorsqu’un hôtel a brûlé rue de Provence, en avril 2004, les « marchands de sommeil »  ont d’abord été des responsables tout désignés, mais lorsque brûle un immeuble appartenant à la ville de Paris ou à l’un de ses satellites, tout le monde est responsable ; c’est évidemment le problème de l’Etat et du Gouvernement, qui font si peu pour le logement social ; c’est bien sûr l’héritage de l’opposition municipale, dont la gestion précédente était si désastreuse ; ce sont les conséquences de la spéculation immobilière, mère de tous les maux ; c’est enfin la responsabilité de chacun des citoyens, enjoint d’agir par le biais d’une culpabilisation sournoise et médiatique. 

La vérité est plus simple, mais un peu plus amère : la Mairie de Paris a laissé des gens vivre, et mourir, dans des locaux insalubres dont elle était propriétaire, avec toutes les obligations liées au statut de propriétaire d’un immeuble (travaux, entretien, obligation de sécurité etc.). 

Si l’on souhaite résoudre la question du logement social à Paris et en Ile-de-France, c’est de courage politique et de bon sens économique dont on a besoin. Or, le courage en politique ne consiste pas à laisser des populations déshéritées, voire sans permis de séjour, s’entasser dans des immeubles insalubres et dangereux au nom d’un droit au logement théorique et inapplicable. Le courage en politique, c’est de prendre des arbitrages difficiles mais qui préparent l’avenir. 

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Jeudi 3 août 2006 4 03 /08 /2006 15:36

 

La 1ère circonscription de Paris, qui regroupe les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements et compte environ 50 000 électeurs présente des caractéristiques politiques et sociologiques susceptibles de favoriser une implantation de l'UDF autonome et de ses idées aux prochaines élections présidentielles, législatives et municipales. A la condition de présenter des candidats incarnant le renouvellement et l'autonomie et de tenir un discours progressiste, lisible et honnête...L’originalité de l’UDF, fondée sur l’indépendance et l’honnêteté, la volonté de rénover les institutions et la vie politique françaises ainsi que sur son engagement européen historique, devrait trouver à moyen terme une résonance particulière dans une circonscription telle que la 1ère de Paris. On trouve en effet dans ces quartiers en effet une combinaison quasi-unique de populations aisées d’un niveau éducatif et culturel élevé, de communautés relativement homogènes et de classes moyennes actuellement fragilisées. Si ces quartiers constituent objectivement une bulle privilégiée, ses habitants y sont cependant très ouverts aux problèmes du reste de la France. Certains habitants y font également partie de classes moyennes actuellement fragilisées par le chômage, la dégradation du pouvoir d’achat et la crise du logement. Enfin, les citoyens du centre de Paris sont aisés mais solidaires, communautaristes mais cosmopolites, avant-gardistes sur certains sujets (mœurs, environnement) mais conformistes dans leur mode de vie.

Comme dans le reste de la ville et dans les autres grandes villes de France, les électeurs du centre ont parfois été à contre-courant des vagues électorales nationales, comme aux municipales de 2001 (3 arrondissements sur 4 passés ou restés à gauche), aux présidentielles (Lionel Jospin en tête, Le Pen à moins de 5%) et aux législatives de 2002 (élection de Martines Billard, la candidate des Verts soutenue par le PS). Au référendum de 2005, le « oui » y a recueilli plus de 70% des voix. En conséquence, le Centre de Paris semble le terreau idéal pour un vote « progressiste », mais différent du vote socialiste.

Bien qu’ayant brillé par son absence depuis 2002, Martine Billard devrait se représenter en 2007 sous les couleurs des Verts et PS. Elle devrait cependant moins bénéficier de la dynamique « Verte », nettement moins forte dans ces quartiers qu’en 2001-2002. Il est par ailleurs possible qu’un candidat socialiste dissident se présente, ce qui réduirait son socle de voix. A droite, il est vraisemblable que les électeurs de la 1ère circonscription soient peu séduits par le discours sécuritaire que l’UMP devrait adopter en 2007, surtout si Nicolas Sarkozy est son candidat.

En conséquence, la qualification pour le 2ème tour avec un minimum de 12.5% des suffrages exprimés, est clairement accessible, en particulier au vu des résultats historiques de l’UDF présentés ci-dessous.  Au deuxième tour, la maximisation du potentiel de voix ainsi qu'une dispersion des voix à gauche sont les conditions d’une victoire surprise envisageable dans le cadre d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire.

1.      Résultats moyens de l’UDF aux 1ers tours de scrutin dans les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements de Paris depuis 2002  

 

 2.Détail des résultats par arrondissement

 Européennes 2004 (Liste UDF conduite par Marielle de Sarnez) :

1er arrondissement : 13,47%

2ème arrondissement : 13,27%

3ème arrondissement :  12,75%    

4ème arrondissement :   13,23%

 1er tour Régionales 2004 (Liste UDF conduite par André Santini) :

1er arrondissement :             16,99% 

2ème arrondissement :          15,81%    

3ème arrondissement :          15,34% 

4ème arrondissement :         16,51%

Législatives 2002 (Patrick Lozes) :   

1ère circonscription :             6,7% (pas de détail disponible)

 1er tour Présidentielle 2002 (François Bayrou) : 

1er arrondissement :             7,6%

2ème arrondissement :          7,8% 

3ème arrondissement :          7,4% 

4ème arrondissement :          7,8%

 3.      Résultats du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen dans les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements de Paris  (score du Oui) :

1er arrondissement :             72,41%

2ème arrondissement :          71,59%

3ème arrondissement :          72,38% 

4ème arrondissement :          71,29% 

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /2006 17:09

On a beau vivre dans le Centre de Paris dans un environnement privilégié, libre et cosmopolite, on a beau croire qu'on a réussi à construire dans le Marais une poche de tolérance quasi-unique, certains faits divers tragiques nous ramènent péniblement à la réalité : c'est aujourd'hui un jeune homme qui est dans le coma à Paris (voir article du Figaro ci-dessous), c'était hier un homme transformé en torche humaine dans son jardin et un autre encore passé à tabac à Marseille dans une "chasse aux pédés" en 2004.

Ce sont également, tous les jours, des mots qui blessent, qui entérinent la différence et qui légitiment la violence gratuite. A titre d'exemple, si l'action politique du maire de Paris, Bertrand Delanoé, est à bien des égards hautement contestable, on ne peut qu'être frappé par le déchaînement verbal écoeurant que son homosexualité affichée déclenche systématiquement.

Les libertés individuelles ne sont jamais définitivement acquises ; seules une large solidarité sans faille et l'enseigment sans répit de la tolérance peuvent les entériner. Et c'est un travail de longue haleine.

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L'agression d'un jeune homosexuel traumatise le Marais - Le Figaro, 7 août 2006

Retrouvé inconscient dans un parc de Vitry-sur-Seine, Bruno Wiel est dans le coma depuis dix-sept jours.

LA COMMUNAUTÉ homosexuelle du quartier du Marais, à Paris, est bouleversée depuis la découverte, le 21 juillet dernier dans un bosquet du parc des Lilas de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), du corps tuméfié de Bruno Wiel. Ce comptable de 28 ans avait été vu pour la dernière fois au Banana Café, boîte gay parisienne, dans la nuit du 19 au 20 juillet. Il n'est sans doute jamais rentré à son domicile du XIVe arrondissement et a été retrouvé par des promeneurs plus de 24 heures plus tard, entièrement dénudé, à demi-conscient, grièvement blessé. Admis à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, plongé dans un coma artificiel, le jeune homme souffre de graves traumatismes crânien et thoracique. Le pronostic médical est réservé.

Au Banana Café, où l'appel à témoins a été placardé sur la façade, Sébastien Groud, le directeur, «n'en dort plus depuis quinze jours». Il connaissait la victime, un habitué qu'il décrit comme un garçon «très gentil, discret, voire timide». «Les médecins ont affirmé qu'il a été torturé, brûlé, et que ses agresseurs ont pris sa tête pour un ballon de foot», dit-il, «profondément écoeuré». À ses yeux, le crime homophobe ne fait pas de doute : «Bruno n'avait jamais d'argent sur lui, pas de Carte bleue.»

La police judiciaire, chargée de l'enquête, se veut prudente et souligne qu'un homosexuel agressé «ne signifie pas forcément agression homophobe». L'appel à témoins a été lancé pour reconstituer l'emploi du temps de la victime. Le soir du 19 juillet, les videurs du Banana Café l'auraient vu arriver légèrement éméché, accompagné de deux hommes avec qui il serait reparti au petit matin.

D'après un enquêteur, Bruno Wiel, «qui connaissait beaucoup de monde dans ces établissements du Marais», ne se sentait pas menacé. Il surfait volontiers sur les sites Web de rencontres. Foued, habitué du Banana Café, estime que les homosexuels, qui donnent volontiers des rendez-vous à des inconnus, «se mettent souvent en danger».

Jean-Phi, le DJ, se plaint quant à lui d'une recrudescence d'homophobie dans le quartier. «Les insultes pleuvent ouvertement, dit-il, et il y a même des jeunes qui viennent casser de l'homo à la sortie de boîtes.»

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 17:22

7 ans maintenant que les prix de l'immobilier explosent à Paris, fragilisant les classes moyennes, interdisant la ville aux couches populaires et aux jeunes

4 ans maintenant que la nouvelle majorité, qui a parfaitement conscience du problème, a renoncé, malgré les ronds de jambes, à mener une politique volontariste et intelligente en faveur d'une baisse du prix des logements, malgré les moyens dont elle dispose

4 maintenant que la Mairie de Paris s'en accommode parfaitement, la flambée des prix remplissant les caisses municipales et amenant dans les quartiers populaires les jeunes cadres qui font l'électorat de Delanoé

1 an maintenant que, mise au pied du mur par les terribles incendies de l'été 2005, l'équipe municipale accuse le monde entier (marchands de sommeil, Etat, propriétaires, etc.), sans jamais prendre ses responsabilités. On rappelera à ce titre que l'immeuble de la rue du Roi Doré (3ème arrdt) qui a flambé en faisant plusieurs morts, appartenait à la Mairie!

Si vous en doutez, regardez l'insipide et embarassée prestation d'Anne Hidalgo, adjointe au maire, lors de l'émission Capital dédié au Logement il y a 2 semaines...

http://www.m6video.fr/cms/display.jsp?id=bd_81498

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 09:25

Betrand Delanoé, ci-devant maire de Paris, s'est récemment plaint de la qualité du travail des agents de police chargé de la circulation dans Paris et les a notamment rendus responsables des embouteillages dans la capitale.

Delanoé a notamment noté que les policiers laissaient les scooters et les motos circuler dans les couloirs de bus (peut-être est-ce pour ne pas attendre dans les pots d'échappement des voitures à l'arrêt?), que les cyclistes ne respectent pas la réglementation (mais d'où vient donc ce sentiment d'impunité des cyclistes à Paris?) et que les automobilistes empêchaient les piétons de traverser (prière de ne pas être bloqué dans les embouteillages sur un passage piéton).

Et le pire, avec la considération actuellement portée à la Police française par les bien-pensants de tous bords, c'est que ces accusations sur une tête de turc bien facile risquent bien de faire mouche auprès de parisiens qui en ont, il est vrai, avalé d'autres..

 

 

 

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 11:06

Quelques semaines après le drame de la Porte d'Auteuil, où un policier antillais a abattu un hooligan faisant la chasse au juif après un match perdu par le PSG face à l'Hapoel Tel Haviv, quelques vérités bien-pensantes assénées et martelées par la presse méritent sans doute d'être nuancées et complétées.

Si on ne reviendra pas ici sur la présence ancienne mais maintenant reconnue de supporters d'extrême-droite dans la tribune Boulogne, dont la responsabilité ne fait pas de doute dans nombre d'actes et de paroles d'essence raciste et antisémite, on est un peu étonné de la rapidité et de la facilité avec laquelle on fait porter tout le chapeau du drame à des petits fachos qui ont le mérite d'être des méchants idéaux.

En effet, ce qu'on a pu voir et entendre autour du Parc des Princes le 23 novembre dernier, c'est également des membres de la tribune Auteuil, métisée et banlieusarde, crier des "Palestine, Palestine" et brandir des drapeaux palestiniens. Certains témoins ont également pu constater que la meute en furie était suffisamment métisée pour ne pas être composée uniquement de petits fachos blancs de Boulogne...

Mais autant l'antisémitisme d'extrême-droite est considéré comme le mal absolu, autant l'antisémitisme des banlieues, qui se propage avec comme lointain prétexte la situation au Proche-Orient, est gentiment ignorée, malgré les agissements de la tribu Ka, malgré le meutre du pauvre Ilan, entre autres. Etonnemment, l'antisémitisme des banlieues, altermondialiste et communautariste, est d'essence plus  complexe qu'il n'y parait et en tout cas peu inspiré par l'Islam intégrisme. Pour les antisémites d'Afrique sub-saharienne, par exemple, la figure du juif correspond à celle du riche commerçant esclavagiste. On est aussi loin des nazis que de la Palestine...

Cependant, de cet antisémitisme, nulle trace dans les comptes-rendus des événements du Parc des Princes...comme si celui-ci était absolument intraitable dans la France malade et hyper-relativiste de 2006, au contraire de l'antisémitisme d'extrême-droite, que l'on peut toujours appréhender simplement par l'Histoire. Comme si les petits fachos blancs, même s'ils ont renié la République, restaient français, tandis que les excités de banlieue, qui n'adhèrent ni à la République ni à la France, ne devaient être ni provoqués ni stigmatisés dans un pays toujours traumatisé par les événements de novembre 2005...

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /2006 17:33

Laurent Dominati et son père, Jacques Dominati, au cours des élections législatives de 1993. | BUU ALAINLa nouvelle vient de tomber et c'est un coup de plus à la démocratie française. C'est également un coup pour tous les citoyens de nos quartiers du Centre de Paris qui ne méritaient pas ça :

Après 6 semaines de débats et 17 ans d'enquête pour déterminer la responsabilité des Dominati, mais aussi d'anciens employés de la mairie et responsables locaux du RPR, Jacques Dominati a été relaxé, mercredi 19 décembre, par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des "faux électeurs", ces sympathisants recrutés illégalement pour le maintenir à la mairie du 3e arrondissement parisien. Il était mis en examen pour fraude électorale en 89 et 95, quand, selon l'accusation, un système avait été mis en place pour inscrire sur les listes électorales des sympathisants de droite habitant dans d'autres arrondissements ou en banlieue, pour "doper" les scores de Jacques Dominati.

Huit des quatorze autres prévenus ont été condamnés, dont Philippe Dominati, 52 ans, sénateur UMP de la capitale et fils de Jacques, qui a écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis et de 2 000 euros d'amende. Il n'est cependant pas déclaré inéligible. Reconnu coupable de fraude électorale, sans être déclaré inéligible...pas mal!

L'autre fils Dominati, Laurent, a également été relaxé. Les prévenus condamnés devraient faire appel, ce qui suspendra l'exécution de la sanction.

Aujourd'hui retraité et âgé de 79 ans, Dominati n'avait pas contesté avoir su que certains de ses partisans s'inscrivaient indûment, tout en considérant qu'il s'agissait là d'une pratique acceptable "qu'on soit électeur dans un arrondissement (sans y habiter), dans la mesure où on y était attaché" «Ceux qui se sont inscrits dans le IIIe l'ont fait de manière naturelle, c'était une sorte de tradition. J'ai une liste de collègues de mon bord politique qui se trouvaient dans la même situation que moi. Si vous me la demandez, je vais être dans l'obligation de vous la fournir !». On croit rêver...

On rappelle que le procureur de la République avait évoqué, au cours du procès "Une fraude électorale massive mise en place en 1988 avec un double objectif : le maintien de Jacques Dominati dans le IIIe, et un grand chelem à Paris de Jacques Chirac, qui vient alors d'être battu à la présidentielle".

Quand la Justice se met à aller autant de travers, c'est vraiment le signe qu'un système politique clanique, clientéliste et méprisant le droit est à bout de souffle mais tient encore debout. A nous autres citoyens de ne jamais baisser la garde.

PS : je rêve en secret que cette bande de filous fasse appel et soit condamnée par la cour d'appel à du très très lourd...

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 08:18

Cette campagne est partie sur les chapeaux de roue en ce mois de janvier 2007. Il est parfois difficile d'en suivre le rythme pour les observateurs avisés et surinformés ; j'imagine que la plupart des Français ne sont à l'écoute immédiate de la dernière rumeur, de la dernière déclaration ou de la dernière vicissitude de la campagne. J'imagine également que les réactions au sacre de la Porte de Versailles, aux gaffes en série et aux problèmes d'obtention des 500 signatures des uns et des autres sont très différement perçues que ce qu'en imaginent les commentateurs politiques. 

On peut juste noter que la campagne, pour ce qui occupe le plus les médias, à savoir l'opposition entre le candidat UMP et la candidate du PS, prend un tour assez détestable avec le même rythme ternaire pénible :

1. Gaffe ou phrase naïve de Ségolène Royal ou d'un de ses soutiens

2. Réaction tour à tour cynique, ironique ou hypocrite de Nicolas Sarkozy ou d'un de ses lieutenants

3. Mesure du résultat du match de ping-pong dans le dernier sondage

C'est une séquence politiquement et intellectuellement pauvre et stérile et ça n'augure ni d'un débat constructif, ni d'un grand respect entre les 2 partis ; François Bayrou va vraiment avoir du mal à faire travailler ensemble tous ces gens-là quand il devra redresser la France...

A propos de Bayrou, on est désormais au-delà du frémissement, on est dans l'affirmation d'un potentiel de présidentiable, avant d'être demain un vrai outsider, si l'on continue à ce rythme. Beaucoup de gens disent en en particulier apprécier la dignité de la campagne et le respect de François Bayrou pour les citoyens du pays, quand l'une leur ment et l'autre les manipule...

D'où des sondages qui le placent entre 9% et 13%, 4ème ou 3ème homme (quelle jubilatoire revanche sur l'Histoire et le 21 avril si Bayrou dépassait Le Pen!) : Bayrou est aujourd'hui le seul candidat à avoir une  dynamique positive, quand les autres s'érodent ou stagnent et il profite à plein du désistement de Nicolas Hulot (qui a dû lire mon blog la semaine dernière) et du dégonflement progressif du ballon de baudruche Royal.

 

Par Antonin Prade - Publié dans : Paris
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